26 mars 2008
Ultime toilette de printemps
Ce magnifique palais de Fès dont la terrasse dominait la médina et donnait sur la célèbre mosquée a malheureusement été totalement ravagé par un incendie...
24 mars 2008
Le sel des jours
La foule anonyme
Il s'agit d'un point névralgique de la ville à quelques mètres de la fameuse porte bleue. Cette foule se précipite pour quitter la médina ou pour s'y engouffrer...
16 mars 2008
FES : 1200 ans d'un histogramme
Fès ô ville des villes
Aimée et répudiée
Tu n’as plus de berceau
Tu n’as même pas tes ruelles à
pointer sur des corps
A travers tes minarets
Fatigués
Momies d’un regard hirsute
se donne la mitraille
légendaire
et mémoire en exil
(…)
La fissure fait son chemin
entre la pierre et le sang
paisible
(Tahar Benjelloun)
10 mars 2008
Fleurs d'oranger
20 février 2008
Les passages du temps
14 février 2008
THE END...
Fès. Cinéma Boujloud. A l'affiche de cette semaine : rien. A l'affiche de la semaine prochaine rien non plus. Ce cinéma populaire qui a nourri l'imaginaire de plusieurs générations de fassis et bien mort. Définitivement mort. On achève bien les cinémas aussi...
12 février 2008
Les ruelles d'enfance
Quel malheur a fait sa demeure
Dans les ruelles d’enfance ?
Le soleil quitte la ville
Emportant les terrasses vers les sables
Les traverses se superposent
Entre les mains des artisans
Des mains pleines de couleurs,
Rongées par le bruit et la rouille.
Les murs se poussent
Le ciel s’éloigne
Fès a sommeil
Elle dort pour ne plus panser ses blessures.
(Tahar Benjelloun)
27 janvier 2008
Esprit de Fès! Es-tu là ?
Attenant à chaque bain publique traditionnel, on trouve le "fernatchi" (le mot est probablement issu de l'italien) qui a pour charge de chauffer l'eau du bain. Pour cela, il fait feu de tous bois en brûlant des chargements entiers de sciures issues des scieries. La médina de Fès compte encore plusieurs fernatchis toujours en activité. C'est également au fernatchi que l'on confie la cuisson de la "tangia" délicieuse recette de cuisine marocaine (qui nécessite une nuit de cuisson au four !)
Fontaine tue
Fès,
Livre des livres
Manuscrit enfoui
Oublié
Sous les dalles d’une demeure
interdite
Chaque syllabe est un conte
Troué par les rats
Chaque maison est une fable
Illisible
Une porte sur l’obscur
Des syllabes tombent en
poussière
Des pierres enceintes crachent
des souvenirs
L’humidité leur a rendu l’âme
Images embellies
Les hommes passent et
piétinent le temps
Ils ne savent pas ce qu’ils
font
Fès est dans les mots
Ruelles trahies, vendues par les enfants de l’erreur.
Poème de Tahar Benjelloun.














