Le blues de Fès

03 novembre 2011

Une expo à Fès: Diana Lui

Après son exposition à la galerie 127 à Marrakech et à la faveur d'une résidence d'artiste à Fès, la photographe d'origine malaisienne Diana Lui

a permis au public fassi de voir son dernier travail intitulé " Le voile essentiel". Le vernissage a eu lieu ce mercredi 2 novembre 2011 à la galerie de l'institut français. La photographe présente son travail en ces termes :

"Mon projet « Le Voile Essentiel » a pour but de se concentrer exclusivement sur la manière dont le voile est porté de nos jours et par conséquent sur l’esthétique du voile sur les corps. La spécificité d’une telle approche repose dans la mise en rapport visuelle des significations riches et diverses qu’induit le port du voile. La manière dont il est porté par différentes populations d’origines variées en milieux divers permettra une lecture et une interprétation plus universelles.

Par modestie, pureté ou singularité, pour se cacher ou se protéger, pour exclure, honorer, montrer, révéler ou inclure, pour séduire, provoquer, observer sans être observé, pour attirer l’attention, mystifier, effrayer, soumettre, résister, célébrer…telles sont quelques unes des manières dont le voile a été utilisé par différentes cultures à travers les âges à des fins religieuses, culturelles, sociales, historiques ou politiques."

Pour faire plus ample connaissance avec cette photographe qui privilégie le travail à la chambre 20 X 25 cm, je vous invite à fouiner dans son Site.

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01 novembre 2011

Fez by night

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25 octobre 2011

Mort à crédit

Non, je ne vais pas vous parler de Mort à crédit ce célèbre roman de Louis-Ferdinant Céline  paru en 1936 chez l'éditeur Denoël mais de l'arrivée au triple galop de l'Aïd synonyme à grande échelle de la dé-fête  des moutons. Des troupeaux de bêtes sacrificielles (moutons mais aussi chèvres, vaches...) commencent déjà à circuler le long des artères et des places de la médina à la recherche de clients potentiels! Dans la foulée, le petit commerce comme le grand emboitent le pas : on voit de plus en plus des armes de destruction massive (couteaux, hâches, tiges de brochettes,  barbecues, charbonnette,...etc.)  faire leur apparition dans les étals...

Dans ce remue-ménage, les banques ne sont pas en reste! Pratiquement, chaque banque y va de sa campagne publicitaire pour appâter à cette occasion les clients en leurs proposant des crédits supposés avantageux  et qui leurs permettraient d'observer en toute sérénité financière le sacrifice d'Abraham. Rappelons ici que l'observation de ce rite n'est pas une obligation en islam. Mais tout semble être fait pour renforcer dans l'esprit du consommateur le caractère obligatoire de ce sacrifice.  Devant l'offre alléchante, les ménages modestes n'hésitent pas à contracter crédit pour festoyer pendant une courte semaine. Et peu importe que les traites   perdurent sur le reste de l'année! Voici en guise d'illustration, la campagne publicitaire d'une agence de crédit. Dans la même veine, voir ici .

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23 octobre 2011

Vivez la passion du golf avec vue imprenable sur la poubelle!

Vous savez tous ou presque qu'une publicité peut faire l'objet d'un détournement. Pour illustrer ce phénomème, voivi une pub détournée glanée sur la toile :

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Dans ma ville et c'est probablement le cas ailleurs dans les autres villes du royaume, il n'est point nécessaire de recourir à ce genre de pratiques qui peuvent relever, selon les points de vue, soit du militantisme soit du vandalisme.

Le contexte (état de nos rues, de nos trottoirs, de nos avenues...etc.) se charge d'apporter une cinglante contradiction aux messages édulcorés, euphoriques et aseptisés que trimballe l'affichage publicitaire.

La conséquence de tout cela ? le simple citoyen se trouve doublement coincé entre pollution visuelle induite par la publicité et par les ordures qui s'ammoncellent à tous les coins de  nos rues et autres avenues...

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Comme on peut le voir sur l'image précédente, support publicitaire, poubelle et ordures barrent le trottoir sur toute sa largeur! Du coup, le piéton se trouve dans l'obligation de descendre sur la route pour contourner -au péril de sa vie-  l'obstacle...

 

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15 octobre 2011

Rencontre autour d'un livre

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Le mercredi 19 octobre 2011 à 15 heures aura lieu à la faculté des lettres Dhar el Mahrez de Fès une rencontre-présentation-projection-lecture-débat-vente autour du livre consacré au parcours du photographe Thami Benkirane.

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25 mai 2011

Le sacré dans la cité

Cette exposition qui coïncide à Fès avec la 17 ème édition du festival des musiques sacrées du monde se fonde sur le croisement de deux regards: celui d'Albert Huber, photographe professionnel de Strasbourg qui est venu dans la cité idrisside pour traquer les traces du sacré et celui de Thami Benkirane, photographe fassi, qui a fait de même en se déplaçant à Strasbourg.

En août et en novembre 2o11, cette double exposition sera visible dans la capitale alsacienne. Suivez cette exposition par ici


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10 mai 2011

Le cimetière juif de Fès

P1260507Très récemment, j'ai accompagné au cimetière juif de Fès un ami photographe français venu de Strasbourg afin de réaliser un reportage photo sur les manifestations du sacré dans la cité idrisside. Ce photographe a été surpris par l'étendue de ce cimetière. Pour ce qui me concerne, j'ai été agréablement rassuré par l'état de conservation de l'ensemble des tombes. Au moment de notre visite, il y avait plusieurs employés qui s'occupaient de l'entretien dans différentes ailes et allées du cimetière. Certains étaient en train d'extirper les "mauvaises" herbes  et d'autres manipulaient les pinceaux afin de chauler les tombes.

La lumière, photographiquement parlant, n'était pas idéale. Cependant, les vieux oliviers offraient leurs ombres généreuses. Les rosiers, les lauriers roses, les grenadiers  et les jacarandas étaient en fleurs!

Seule petite ombre au tableau, certains médaillons qui contiennent la photo de la personne défunte ont subi quelques actes de vandalisme...

De nos jours, la population juive fassie est très fortement réduite. Et  à très court terme, comme disait Edmond Amran El Maleh dans son Parcours immobile (1980, page 6, édition François Maspéro): "Plus aucun juif ne mourra dans cette blancheur. Plus aucun ne naîtra dans la gloire de cette lumière"...

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P1260528P1260527Ce cimetière juif, véritable patrimone de la cité idrisside, domine la route -une belle voie agrémentée de part et d'autre de magnifiques jacarandas- qui descend vers Bab Ftouh ou bifurque à gauche pour rejoindre Batha. Le visiteur étranger qui a connu la ville et ce cimetière sera surpris par l'étendue des changements qui ont affecté cette portion du paysage fassi. En effet, des infrastructures hôtelières, de grandes surfaces commerciales ainsi qu'une grande porte monumentale ont été récemment érigées le long de ces artères. On n'arrête pas le progrès et le béton!




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01 avril 2011

Un petit tour puis s'en vont...

Hier, en fin d'après midi, les difficultés de la circulation à l'heure de pointe se sont conjuguées avec l'arrivée à Fès de la septième étape du tour du Maroc de cyclisme. Une vraie pagaille dont se souviendront les fassis. Aujourd'hui, sur le coup de 14 H 15 et sous un soleil de plomb,  le tour a quitté la ville, en direction de Meknès. Alerté par les sirènes qui faisaient un boucan, j'ai pu voir de ma fenêtre, le peloton de tête passer devant chez moi suivi à quelques secondes près par quelques retardataires. Juste eu le temps de faire deux clichés pour la circonstance...

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06 mars 2011

Meilleur point de vue que ça, tu meurs!

cimars32Hier, c'était vendredi! Je me suis levé de bonheur pour aller faire une visite rituelle au cimetière de Bab Guissa. C'est là où sont enterrés côte à côte mes parents. Dans ce vaste et large champ funéraire aux accents résolument printaniers, les tombes s'étendent à perte de vie...Cela dit,  ces tombes blanches  orientées vers l'Est (tautologie: l'Orient est toujours plus à l'Est) offrent un point de vue imprenable sur jbal (= montagne) Zalagh qui, en raison de ses 900 mètres,  domine  de la tête aux pieds la médina de Fès!

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23 janvier 2011

Jnane sbil à Fès

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Après une longue fermeture qui a duré plusieurs années, le jardin public Jnane sbil a réouvert ses portes à la population fassie le lundi 17 janvier 2011!

Jnane sbil s'étend sur une superficie estimée à 7,5 hectares et comporte un large plan d'eau. De ce fait, il constitue un véritable poumon vert au sein du dense tissu urbain de la ville de Fès qui souffre encore aujourd'hui de la pénurie d'espaces verdoyants. Aménagé au XVIII ème siècle sous le règne du sultan Moulay Abdellah, ce jardin deviendra accessible à la population dès le début du XX ème siècle et ne cessera depuis d'alimenter et d'irriguer la mémoire populaire (chansons, melhoun, écrits,récits, ...etc.)

 

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