Le blues de Fès

Instantanés de Fes ville marocaine

16 juillet 2008

Ce ne sont pas tes oignons...

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16 juin 2008

Hoba hoba 4/10, Ismael Lo 10/10 !

Hier dimanche, sur la place Boujloud, il y avait un spectacle musical animé par les Hoba Hoba Spririt. Fidèles à leurs mauvaises habitudes, le groupe arriva sur scène avec beaucoup de retard. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que je constate ce mépris du public de leur part...Quand ils s'étaient produits à Fès au collège Lafontaine, le retard accumulé était pratiquement de 2 heures!
Mais hier, c'est la musique qui n'était pas au rendez-vous! Mal servi par une sono lamentable, le groupe n'était  pas visiblement et auditivement en état de grâce! Une musique brouillon et décousue jouée sans conviction et qui évoque plus le bricolage qu'autre chose! Il y a eu de brefs moments où les envolées rock m'ont rappelé le bon vieux temps mais cela n'a pas duré bien longtemps puisque le groupe continuait à zapper d'un genre à l'autre...
C'est un groupe qui passe mal sur scène à moins d'être complètement pété! Il est préférable d'apprécier leurs enregistrements chez soi ce qui permet de rester attentif à leurs textes souvent percutants!

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Un peu déçus, nous avons décidé de rejoindre l'autre spectacle en ville nouvelle où se produisait Ismael Lo.  Et là, ça assurait  à  tous les niveaux! Le chanteur sénégalais nous a comblé! Bravo l'artiste!

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13 juin 2008

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07 juin 2008

Sans complexe !

Sans complexe! Je veux dire que ces deux images ont été faites ce matin même en passant à côté du complexe culturel Al - Houriya en ville nouvelle. Et comme, ce complexe ne vaut pas en ce moment le détour, j'ai regardé de l'autre côté...là où explosent sans complexes les graffiti !

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11 avril 2008

Temps suspendu

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05 avril 2008

En passant par le Mellah

Le Mellah, c'est le ghetto ou le quartier juif. A Fès, il se trouve à proximité du palais du roi pas loin de bab semmarîne. Une partie seulement de ce quartier historique a fait l'objet de restauration et comme par hasard c'est celle qui longe le palais royal. Quand on pénètre à l'intérieur de ce quartier-patrimoine, on est hélas frappé par l'état de son délabrement avancé.

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10 mars 2008

Fleurs d'oranger

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20 février 2008

Les passages du temps

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12 février 2008

Les ruelles d'enfance

Quel malheur a fait sa demeure
Dans les ruelles d’enfance ?
Le soleil quitte la ville
Emportant les terrasses vers les sables
Les traverses se superposent
Entre les mains des artisans
Des mains pleines de couleurs,
Rongées par le bruit et la rouille.
Les murs se poussent
Le ciel s’éloigne
Fès a sommeil
Elle dort pour ne plus panser ses blessures.

(Tahar Benjelloun)

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19 janvier 2008

Fès sur l'échafaud d'âge

Faire le portrait photographique de la ville, voilà ce qui semble tenir de la gageure! Car la cité n'est pas une personne qui pose sereinement devant l'objectif. La ville, enjeu spatial où le paraître est perpétuellement en jeu, se présente sous la forme d'une multitude de faces et de profils.
Pour le photographe confronté au paysage urbain, plusieurs questions se posent.
Comment faire parler la ville à travers le mutisme des images? Quelles représentations donner de la cité de nos jours? Et de celle de nos insomnies? Quels sont les choix photographiques pertinents? 
Autrement dit, parmi la horde de détails qui meublent et matérialisent un paysage urbain, quel fragment interpelle le regard du photographe? Qu'est-ce qui déclenche son émotion et son désir de faire image? Quelle disponibilité et quelles dispositions de son esprit de chasseur d’images font qu'il réalise cette photographie-là et non pas telle autre? Quels alibis artistiques ou non dictent son acte de prise de vue?
Le photographe est un citoyen qui ne partage pas forcément les visions et les interrogations de l'architecte, de l'urbaniste, du sociologue ou du décideur politique. Il n'est pas censé connaître, dans le détail, les tenants et les aboutissants des problèmes engendrés par l'extension de la cité. Ses prises de vue devraient plutôt être sous-tendues par la recherche de ce qui représente, à ses yeux, l'essence de la ville. Mais comment atteindre à cette vision épurée, décantée pour ne pas dire distanciée du monde qui l’entoure?
Cela est bien connu, les photographes ont tendance à photographier ce qui est menacé de disparition. Ils se sentent chargés d'une noble mission : celle de sauver de l'oubli. D'où leur sensibilité exacerbée aux thèmes du passé et leur œil attentif aux vestiges du temps, aux rebuts de l'histoire qui percent, ici et là, à travers le tissu urbain extensible de la cité moderne. Dans leur travail sur la ville, on sent bien leurs tiraillements entre la ville d'hier et celle d'aujourd'hui. On comprend la signification des figures qu'ils mobilisent dans leurs images : l’opposition du minéral et du végétal, la ville qui digère le rural, le paradigme de la ruine face à la multiplication à l'excès des signes agressifs de l'urbanité…etc.
Cependant, dans la ville, il ne faut pas oublier qu'il y a la vie, le vécu et l'événementiel sans cesse renouvelés. Le photographe à l'instar de ses concitoyens est d'abord un habitant. Il a ses propres habitudes. Les déambulations du photographe s'inscrivent nécessairement dans un territoire de ritualisation urbaine. Ses images peuvent refléter et garder trace de ces routines
qui ne dérogent point aux trois points d’ancrage qui dictent nos fixations et déterminent nos mouvements dans l'espace urbain : logement, quartier, lieu de travail. Les déambulations du photographe s'inscrivent nécessairement dans un territoire de ritualisation urbaine. Ses images peuvent refléter et garder trace de ces routines.
La ville est à l'image des hommes qui l'ont faite. Entre le chaos et la rationalité de nos cités, entre le hasard et la né-cécité de nos actes il faut faire la part des images.
Je vous invite donc à une petite déambulation photographique dans la vieille médina de Fès telle que nous la voyons aujourd’hui en dehors des clichés, des images d’Epinal et du récitatif touristique.
Je voudrais vous proposer des mots et des images dont l’association ouvre des horizons susceptibles d'augmenter le potentiel d'intelligibilité des problèmes qui pèsent sur l’espace propre à la médina actuelle.

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Selon une étude récente, il ressort que la moitié des bâtiments de la médina sont en «moyen-bon-état» (le «très bon» n’étant pas attesté), 40 % sont touchés par une dégradation inquiétante, 8 % menacent ruine et 2 % ne sont plus que décombres et gravas…
Suite à l’effondrement récurrent de maisons, de boutiques, de mosquées…etc., les autorités ont mis sur béquilles un nombre considérable des rues de la médina. Il n’y a pratiquement pas une seule venelle qui y échappe ! L’habitant de la ville intra-muros a la nette impression d’être tout le temps dans un vaste chantier au milieu d’échafaudages de fortune...

Peut-être que les murs n’avancent plus et que ces bricolages donnent le change en prolongeant indéfiniment l’agonie! Mais comme le dit un architecte : « pour sauver Fès, il ne suffit pas de planter ça et là quelques béquilles sur des murs qui s’écroulent ».

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Interrogée à ce sujet, la population de la médina n’a pas manqué de dire son inquiétude et de crier sa colère! Un habitant est allé jusqu’à comparer ces échafaudages à grande échelle à un jeu géant de mikado! La population, face à cet espace imposé fait de poutres enchevêtrées, se sent impuissante et prisonnière… Tout le monde retient son souffle…de peur de faire trembler ce qui reste encore debout des murs!


 

Posté par Aycha Baitaite à 08:49 - Espace vécu - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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